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Lille: retour de Gaza

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 13/06/2010 à 08:58:15

Un passager de la flottille : « Ils se sont montrés très violents »

Par Hugues Serraf 

 

Mouloud Bouzidi, un Lillois membre d'une ONG « proche du Hamas » selon les services américains, était à bord de l'un des navires arraisonnés par Tsahal. Pour lui comme pour Mohamed Salem, responsable du CBSP dans le Nord, la flottille était bien une opération humanitaire « et en aucun cas une provocation politique ».

 Lille, vendredi 4 juin, 16h30. Les cadres en costume qui rentrent de Paris pour le week-end n'ont sans doute pas l'habitude d'un comité d'accueil de ce genre : à leur droite, sur le quai n°7, une poignée de policiers débonnaires mais vigilants ; à leur gauche, des fillettes chargées de fleurs, des jeunes femmes coiffées d'un foulard, des ados portant keffieh et, surtout, tout ce que la capitale nordiste compte de sympathisants de la cause palestinienne.

 On se croirait dans l'un des ces mélos américains, lorsque l'enfant du pays fait son grand retour une médaille sur la poitrine et qu'une foule en liesse vient le remercier d'avoir remporté une victoire au nom de l'équipe municipale. Le héros du jour : Mouloud Bouzidi, un presque trentenaire fraîchement expulsé d'Israël, un T-shirt sale sur le dos et une casquette de baseball vissée sur la tête (« C'est tout ce qu'ils m'ont laissé. Même mes papiers d'identité sont encore là-bas »).

 « Nous étions là pour aider les gens de Gaza, un point c'est tout »

Mouloud est membre du comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), une organisation dont le projet est assez obscur pour qu'elle se soit retrouvée inscrite sur la liste américaine des « entités terroristes ». Mais pour ce militant humanitaire convaincu, il s'agit d'une accusation ridicule :

« Nous étions là pour aider les gens de Gaza, un point c'est tout. Moi-même, j'étais sur un navire grec, le Sfendoni, pas un cargo mais un bateau rempli de passagers, tous des médicaux ou des militants d'ONG. Certainement pas des gens agressifs ».

 Lorsqu'il raconte la manière dont les soldats israéliens ont pris le contrôle du bateau, Mouloud Bouzidi ne cache d'ailleurs pas son indignation :

« Il était 4 heures du matin et tout le monde dormait. Il y avait eu des avertissements de leur part, bien sûr, mais nous étions dans les eaux internationales et personne ne pensaient qu'ils agiraient si tôt.

Ils se sont tout de suite montrés très menaçants, très violents. Ils ont fait usage de la force alors que ce n'était pas nécessaire et se sont servis de leurs grenades lacrymogènes. Il est vrai que nous leur avons nous-mêmes opposé une résistance pacifique, car nous voulions éviter qu'ils parviennent jusqu'au poste de pilotage où se trouvait le capitaine. Mais des gens ont été battus, tout le monde gens pleurait, c'était horrible… »

 « Les interrogatoires se sont poursuivis pendant des heures »

 Mouloud Bouzidi l'admet, il n'a pas été frappé lui-même, « juste repoussé violemment » avant d'être interrogé, toujours « avec brutalité » :

« Les questions étaient étranges, comme s'ils voulaient établir que nous cherchions à immigrer clandestinement à Gaza ou en Israël, ce qui était tout de même assez bizarre. Pour un Français digne et libre, vivre dans ce pays-là, ce serait un drôle de projet… Mais les interrogatoires se sont poursuivis pendant des heures et c'était très stressant.

 On nous changeait régulièrement de cellule, on nous envoyait des types différents, parfois des militaires, parfois des civils… Lorsqu'ils frappaient, ils frappaient tout le monde sans se poser de questions : Français, Américains, Allemands… »

 Se dirigeant vers l'entrée du métro, via lequel il doit se rendre à la conférence de presse bricolée dans l'urgence pour les médias locaux, Mouloud Bouzidi lâche encore :

« Mais j'étais pourtant parti dans un but clairement humanitaire et je suis écœuré par ce qui est arrivé. Je compte d'ailleurs porter plainte car il ne faut pas laisser passer ça… »

 Mohamed Salem, le médecin palestinien installé à Lille qui s'est occupé d'organiser le comité d'accueil et la rencontre avec les journalistes, est du même avis : « Cette agression est très grave, car elle n'était pas dirigée contre des terroristes mais bien contre des gens de bonne volonté tentant de porter secours à des populations en difficulté ». Car le responsable lillois du CBSP le proclame sur tous les tons, son organisation « n'a rien à voir » avec le portrait qu'en font « les sionistes et les Américains ».

 « Il y avait beaucoup de Turcs, mais entre autres nationalités »

 « Nous travaillons depuis vingt ans pour les gens de Gaza et nous avons simplement saisi l'occasion de ce convoi pour acheminer une centaine de maisons en préfabriqué, achetées avec le million de dollars réuni dans le cadre de souscriptions », explique le militant qui affirme ne pas accorder d'importance particulière à la forte dimension turque de la flottille, pourtant significative d'un changement d'attitude d'Ankara à l'égard d'Israël :

« Les Turcs sont très mobilisés pour la Palestine, ça n'a rien de remarquable. Il y avait beaucoup de Turcs, c'est vrai, mais entre autres nationalités… »

 Mohamed Salem refuse par ailleurs toute « interprétation politique » de l'action de son association et récuse formellement l'accusation « de proximité avec des organisations terroristes », Hamas en tête :

« C'est un faux procès qui permet de nous disqualifier. Nous ne sommes pas proches du Hamas, mais proches de tous les Palestiniens, Fatah compris. »

 Une position quelque peu surprenante, compte tenu de la sanglante hostilité dont fait preuve le mouvement qui contrôle Gaza depuis les élections législatives de 2006à l'égard de l'Autorité conduite par Mahmoud Abbas.

En tout état de cause, ce responsable lillois du CBSP refuse de se prononcer sur ces questions, et encore moins sur sa vision d'une solution durable au problème israélo-palestinien :

« Nous sommes des humanitaires, pas des politiques. Nous sommes évidemment partisans d'un Etat palestinien, mais nous nous contentons de faire notre boulot associatif. »

 Seule entorse à cette volonté de ne pas s'égarer sur le terrain politique : la critique d'une Egypte qui, en participant au blocus de Gaza par crainte du Hamas et de son impact sur sa propre situation intérieure, « fait le jeu des Américains et des Israéliens ».

 http://www.rue89.com/tribune-vaticinateur/2010/06/04/un-passager-de-la-flottille-ils-se-sont-montres-tres-violents-153646

 

sanctionnons les !

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 05/06/2010 à 19:35:05

Des sanctions pour Israël  

L’agression meurtrière par l’armée israélienne, préméditée et sauvage, dans les eaux internationales contre la « flottille de la liberté » a causé 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Des centaines de bénévoles, élus, militants internationaux ont été arrêtés, et emprisonnés.

C’est un acte de piraterie sanguinaire, commis au mépris de tous les règlements internationaux.   Les bateaux, affrétés par des organisations non gouvernementales, s’étaient donnés pour mission de rompre le blocus de Gaza imposé par Israël depuis quatre ans. Il s’agissait d’apporter exclusivement des médicaments et des produits de première nécessité  que l’Etat israélien interdit à un million et demi d’habitants plongés dans la misère.  

Cette agression prolonge le massacre de décembre 2008/ janvier 2009, relevant selon le juge Goldstone de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité ». Nous ne pouvons accepter que ce crime reste une fois de plus impuni. Les protestations non suivies d’effet sont intolérables : elles laissent à Israël un permis de tuer illimité.  

Nous exigeons :

-       La libération immédiate de toutes les personnes kidnappées par Israël sur la « flottille de la liberté ». La cargaison humanitaire doit être livrée à   Gaza.

-       Que la France intervienne, auprès d’Israël pour la levée immédiate et sans conditions du blocus de Gaza, et pour que le Rachel-Corrie puisse  rejoindre Gaza

-        La traduction des criminels de guerre israéliens devant le tribunal pénal international.   L’impunité pour Israël, çà suffit.

Dès maintenant le gel de l’accord Union/européenne/Israël doit être appliqué. C’est un élément d’un dispositif de sanctions, auxquelles Israël ne doit pas échapper.   Ce n’est pas de gémissements dont a besoin le peuple palestinien, mais de justice. Elle passe par l’application de ses droits nationaux.   Aussi les associations, syndicats, formations politiques signataires engagent un processus de boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël.

Elles appellent à une :  

Manifestation à Lille

le dimanche 6 juin  

Rendez-vous à 11 h métro Wazemmes   


AFPS Nord-Pas de Calais, UJFP, IJAN, Communauté palestinienne du Nord, Ligue islamique du Nord, Rassemblement des Mosquées du Nord, IDM, CSP 59, Collectif Afrique, LDH, MRAP, Génération Palestine, Enfants de Palestine, Comité Libérez Les, Comité Solidarité Basque, Voie Démocratique, Les Gens d’Hellemmes, Mémoire vive, UD CGT Nord, FSU 59/62, Coordination communiste, PCF, UJCF , les Verts, NPA, URCF, CAPJPO- EuroPalestine-Lille, AMFP 59, ASTR,

Des sanctions pour Israël

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 03/06/2010 à 18:30:33

Des sanctions pour Israël

L’agression meurtrière par l’armée israélienne, préméditée et sauvage, dans les eaux internationales contre la « flottille de la liberté » a causé 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Des centaines de bénévoles, élus, militants internationaux ont été arrêtés, et emprisonnés. C’est un acte de piraterie sanguinaire, commis au mépris de tous les règlements internationaux.

Les bateaux, affrétés par des organisations non gouvernementales, s’étaient donnés pour mission de rompre le blocus de Gaza imposé par Israël depuis quatre ans. Il s’agissait d’apporter exclusivement des médicaments et des produits de première nécessité  que l’Etat israélien interdit à un million et demi d’habitants plongés dans la misère.

Cette agression prolonge le massacre de décembre 2008/ janvier 2009, relevant selon le juge Goldstone de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité ». Nous ne pouvons accepter que ce crime reste une fois de plus impuni. Les protestations non suivies d’effet sont intolérables : elles laissent à Israël un permis de tuer illimité.

Nous exigeons :

 
L’impunité pour Israël, çà suffit. Dès maintenant le gel de l’accord Union/européenne/Israël doit être appliqué. C’est un élément d’un dispositif de sanctions, auxquelles Israël ne doit pas échapper.

Ce n’est pas de gémissements dont a besoin le peuple palestinien, mais de justice. Elle passe par l’application de ses droits nationaux.

Aussi les associations, syndicats, formations politiques signataires engagent un processus de boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël. Elles appellent à une :
 

Manifestation à Lille le dimanche 6 juin
Rendez-vous à 11h métro Wazemmes

 
AFPS Nord-Pas de Calais, UJFP, IJAN, Communauté palestinienne du Nord,  Ligue islamique du Nord, Rassemblement des Mosquées du Nord, IDM, CSP 59, Collectif Afrique, Enfants de Palestine, Comité Libérez-les, Comité Solidarité basque, les gens d’Hellemmes, Voie démocratique, Mémoire vive, Génération Palestine, Coordination communiste, PCF,...

soutenir la résistance palestinienne, c'est gagner la Paix

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 01/06/2010 à 19:05:51

Le monde entier s’offusque du massacre perpétré contre les militants de la Flottille de la Liberté, par les commandos marine sionistes.

10 héros sont tombés sous les balles des soldats de Tsahal pour avoir tenté d’apporter une aide humanitaire à 1 500 000 de palestiniens pris au piège et mis sous embargo par les faucons de Jérusalem et du Caire (inféodés aux USA), et de leurs aillés occidentaux et arabes.

Les pays occidentaux, l’Egypte, le Qatar, les Emirats…annoncent être scandalisés par l’attitude criminelle israélienne, alors que depuis des années (même et surtout la Turquie) ils soutiennent ardemment l’état sioniste, raciste et colonisateur qui a bombardé Gaza avec des armes interdites par les conventions internationales.

Oui Israël, comme l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, est un état dirigé par des corrompus et des racistes de la pire espèce : la seule réponse mondiale qui doit être apportée est le boycott immédiat de tous les produits israéliens…

Oui, le monde entier doit mettre en place un embargo sur les relations diplomatiques, politiques, économiques, culturelles et sportives… avec ce pays indigne.

C’est de cette façon que l’apartheid de Botha a été mis à terre : par l’isolement ! (seul Israël avait poursuivi ses relations avec les afrikaners)

Le sionisme est une arme de destruction massive qui agit sans foi, sans loi, sans pitié contre les populations civiles et contre les militants qui aident ces populations : pour Israël même la solidarité et l’humanisme sont bannis au nom de la sécurité des israéliens…

Bertrand Delanoë et ses amis de la bourgeoisie parisienne, peuvent aujourd’hui déplorer et pleurer les victimes innocentes, alors qu’il y a quelques semaines il inaugurait la place du nationaliste sioniste Ben Gourion de la Haganah.

Les larmes de crocodile ne feront pas revivre les héros de mai, résistants martyrs tombés au nom de la Liberté, au nom de la Solidarité avec un Peuple opprimé et chassé de ses terres historiques par la décision imbécile et belliqueuse des états onusiens, une ONU qu’Israël toise et ignore depuis 62 ans.

Aujourd’hui le monde doit comprendre que la situation est grave, qu’Israël est un état assassin, un état criminel, un état fasciste, un état mercenaire créé pour tuer, un état dont les forces spéciales militaires et de renseignements massacrent des innocents à l’intérieur de ses frontières volées et hors de ses frontières… sur terre, par air, et maintenant sur mer.

Le Hamas et le FPLP, le Hezbollah… appellent à une intifada sans frontière, l’OLP et le Fatah vont-ils les rejoindre ?

Parce que trop c’est trop, et les morts du 31 mai, ajoutés aux dizaines de milliers déjà massacrés depuis 62 ans au nom des intérêts sionistes et colonisateurs, ont fait déborder un vase déjà plein de colère d’un Peuple martyrisé et déporté.

« Libérez-les ! » leurs apporte et apportera un soutien complet à la résistance palestinienne et à tous les résistants et soutien à la cause de la Palestine libérée…

Seule cette résistance armée des résistances palestiniennes fera plier Israël,

seule la solidarité internationaliste fera plier les états complices des sionistes…

Gagner cela, c’est gagner la Paix et c’est annihiler les menaces de guerre.

Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62), appelle à participer à tous les rassemblements et toutes les manifestations en soutien à la Palestine et à manifester contre les impérialismes colonisateurs alliés aux sionistes.

 Prochaine manifestation

Lille le dimanche 6 juin à 11 h

rendez-vous métro Wazemmes

Gloire aux 19 héros. A bas Israël.

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 31/05/2010 à 18:52:58

 

Rencontre entre le PFLP et l'ambassadeur cubain à Beyrouth

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 26/05/2010 à 07:57:20

Une délégation du Front Populaire pour la Libération de la Palestine a rencontré l'ambassadeur cubain au Liban, Manuel María Serrano Acosta, à Beyrouth le 16 mai 2010.

Mené par le Camarade Marwan Abdel, membre du bureau politique et le camarade Samir Lubani (Abu Jaber), membre du Comité central, la délégation a été reçue par l'ambassadeur cubain et d'autres responsables de d'ambassade.

 Le débat s’est porté sur la situation politique à Cuba et dans la région, ainsi que sur les relations politiques entre le Cuba et le PFLP. L'Ambassadeur Serrano a fait un bon accueil à la visite de la délégation, soulignant l'importance de communication entre le Cuba et le FPLP.

 Autres points abordés, l’embargo mené par les États-Unis et le rôle du parti communiste cubain et du gouvernement cubain pour renforcer la résistance cubaine.

 L’Ambassadeur a exprimé sa conviction que la révolution cubaine triomphera, et concernant les relations entre Cubains et Palestiniens, il a exprimé sa confiance dans la capacité des palestiniens à surmonter la situation actuelle et à continuer dans leur lutte pour faire reconnaître leurs droits légitimes et historiques.

 Pour sa part, le camarade Marwan Abdel a félicité la résistance légendaire du Cuba malgré les risques et les défis du blocus impérialiste, il a confirmé l'appui des palestiniens et la solidarité avec Cuba en retour à la position cubaine dans la solidarité avec la Palestine et les palestiniens.


15 MAI 2010, 63 ème anniversaire de la NAKBA

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 15/05/2010 à 12:18:38

Ce 15 mai nous commémorons le 63ème anniversaire du jour de la Nakba qui est survenu au peuple palestinien. En ces jours du mois de mai, la mémoire de ce peuple s’ouvre sur la blessure saignante représentée par le jour de la Nakba, qui est, surtout pour les réfugiés, le souvenir de la maison , du champ, du figuier, de l’amandier, des cours d’eau, du four à pain, des pâturages, de la saison de la cueillette, tout ce qui touche à la terre dont ils ont été expulsés sous les coups des massacres et de l’agression sioniste.

Il signifie aussi la marche de l’exil, le refuge, les tentes, les tôles et les rangs où ils s’alignaient, les ailes cassées, pour recevoir les aides internationales.

Au même moment, la mémoire s’ouvre sur les actes héroïques de ce peuple, ses martyrs, ses prisonniers, sa résistance, ses sacrifices, sa fierté, sa détermination à rester attaché à ses justes droits, y compris le droit au retour des réfugiés à leur terres et leurs propriétés.

En cette date douloureuse, il y a 63 ans, les épisodes du complot auquel devait faire face le peuple palestinien ont atteint un tournant décisif qui a laissé ses traces sur l’ensemble de la vie du peuple palestinien, sur son infrastructure économique, sociale et politique.

Au regard de la profondeur de son impact, il a communément été admis de décrire ce qui s’est passé par la Grande Nakba. Sinon, comment qualifier l’un des massacres les plus ignobles que l’histoire humaine contemporaine a connu et dont les épisodes douloureux se poursuivent jusqu’à nos jours, depuis que les bandes sionistes ont réussi, soutenues directement par l’impérialisme mondial, Grande-Bretagne en tête (qui exerçait à l’époque le mandat sur la Palestine) à accomplir leur projet visant à déraciner le peuple palestinien de sa terre, à l’expulser pour y installer les Juifs venant de toutes parts à sa place, dans toutes les villes et les villages dont les propriétaires ont été expulsés, selon la théorie sioniste connue "une terre sans peuple pour un peuple sans terre".

 Cette théorie raciste et malheureuse contredit le plus évident des droits de l’homme, les principes du droit international, et dont tous les documents et cartes, toujours prisonniers des cartons des archives britanniques et turques, auxquels la Palestine a été soumise pendant une période très longue, affirment cela.

 Ces documents affirment, sans aucune contestation possible, que la Palestine n’a jamais été, comme ils le prétendent, un désert mais elle était peuplée par une population qui l’a cultivée tout au long de siècles. Les Palestiniens, ses habitants, n’ont été expulsés que par de terribles massacres, des meurtres, des destructions, commis par les bandes sionistes, telles que la Haganah, l’Irgoun et le Stern, ce qui a eu pour conséquence la destruction de 532 villages et villes, l’exécution de 52 massacres à l’encontre de ses habitants pacifiques, dont les maisons et les champs ont été incendiés, les habitants aussi, alors qu’ils étaient vivants, comme cela s’est passé pour les habitants de Tira Haïfa.

 Les bandes sionistes ne se sont pas privées de commettre les crimes les plus monstrueux, en éventrant les femmes enceintes, en tuant les femmes, les vieillards et les enfants, en violant toutes les sacralités, rejetant tous les traités et les coutumes internationales.

Suite à ces monstrueux massacres, les sionistes ont expulsé plus de 850.000 Palestiniens qui sont devenus des réfugiés, et dont le nombre atteint aujourd’hui plus de 5 millions, répartis sur toute la terre, la plupart vivant dans des camps.

 Ce crime dont le peuple palestinien est toujours la victime a laissé des traces, non seulement sur cette période, mais jusqu’à l’heure actuelle.

 Les réfugiés vivent toujours dans des conditions économiques et sociales difficiles, après avoir été dispersés loin de leurs propriétés et de leurs maisons, dont ils ont été expulsés il y a plus d’un demi-siècle. Malgré cela et d’autres choses encore, leur détermination n’est pas retombée, leur attachement au droit du retour ne s’est pas ébranlé, et à cause des luttes et des sacrifices de notre peuple, la cause des réfugiés et le droit de leur retour gardent encore leur flamme vivante alimentée par sa justice, et brûlant tous ceux qui cherchent à s’en rapprocher de façon malsaine.

 De longues années ont montré que tous les complots visant la cause des réfugiés ont échoué, cette question étant devenue le pivot essentiel de la paix et de la stabilité dans la région. Il est devenu clair pour tous que tout règlement qui ne prend pas en compte la résolution de la question des réfugiés de façon juste, selon la résolution 194, échouera.

 Le fait de l’affirmer n’est pas un luxe politique ni un désir d’extrémisme, comme certains se plaisent à le dire, mais comme le crime est toujours visible, le criminel connu ainsi que les victimes, et que toute solution juste doit être équitable envers les victimes et doit châtier le criminel, un minimum au moins.

 Dans un rapport du 28 juin 1948 un émissaire international affirmait qu’il ne peut y avoir de solution juste et globale au conflit si le droit des réfugiés arabes au retour à leurs maisons dont ils ont été chassés n’était pas respecté, et il a poursuivi, disant : "C’est de l’effronterie et du mépris de tous les principes de justice humaine que de priver ces réfugiés innocents, qui sont victimes d’un conflit, de leur droit au retour à leurs maisons, alors que les Juifs continuent à émigrer de toutes les parties du monde vers la Palestine".

 Cet émissaire, c’est M. Bernadotte qui a payé de sa vie une telle position, moins de quelques mois plus tard, lorsque les sionistes l’ont assassiné à al-Quds.

 A partir de cette recommandation écrite par le sang du médiateur international Bernadotte, l’assemblée générale des Nations-Unies a essayé de trouver une solution juste à la question des réfugiés, en émettant le 12 décembre 1948 une résolution portant le numéro 194 dont le onzième paragraphe stipule : " qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables" et "Donne pour instructions à la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement, la réinstallation et le relèvement économique et social des réfugiés, ainsi que le paiement des indemnités, et de se tenir en liaison étroite avec le Directeur de l’Aide des Nations unies aux réfugiés de Palestine, et, par l’intermédiaire de celui-ci, avec les organes et institutions appropriés de l’Organisation des Nations unies" ;quant au troisième paragraphe, il stipule la création d’une commission de conciliation qui aura la responsabilité de faciliter le retour des réfugiés à leurs terres, ce qu’a refusé le gouvernement israélien qui continue à le refuser jusqu’à présent.

Face au refus et à cet entêtement israéliens, l’assemblée générale continue à affirmer sa position en votant annuellement la décision citée, en tant que solution juste de la question des réfugiés et la plus conforme aux principes des droits de l’homme, du droit international et le plus proche de la réalisation de la légalité internationale.

 De plus, les décisions internationales favorables au droit de retour des réfugiés se sont suivies, l’assemblée générale vote la décision 394 le 14 décembre 1950, favorable au droit au retour,  qui est soutenu par l’accord de Genève sur les droits des réfugiés en 1951,  et il est réaffirmé dans la résolution 1191 émis le 13 décembre 1957,  la résolution 535 de l’année 1965 ainsi que les résolutions 3628 et 2672 de l’année 1970,
 mais aussi la résolution 3236 qui stipule dans son paragraphe 2 que le droit de retour des Palestiniens à leurs terres dont ils ont été expulsés et déracinés est inaliénable le considérant indispensable pour l’établissement de la paix et la sécurité dans la région.

De façon très rapide, la juste solution de la question des réfugiés est le retour des réfugiés palestiniens à leurs terres, il s’agit d’un droit garanti et déclaré par toutes les résolutions, les traités, les accords internationaux et notamment la décision 194 qui est considérée comme une des résolutions légales internationales le plus favorables à la légalité de la réclamation du droit au retour.

Pour cela, il est nécessaire de s’attacher fermement à cette résolution et à s’éloigner de toutes les explications qui peuvent l’affaiblir ou détruire son fondement, qui représente la légalité, la légitimité et la possibilité d’appliquer le droit au retour.

 Cela est important en ce moment où de temps à autre apparaissent de multiples attitudes ou initiatives essayant de trouver une solution à la question des réfugiés en passant par-dessus cette résolution ou en la contournant en la vidant de son contenu, dans le meilleur des cas.

 Certains vont encore plus loin en affirmant l’impossibilité de réaliser ce droit, en allant même jusqu’à le proposer en troc au bazar des initiatives, dont le plafond s’abaisse continuellement, sans compte ni contrôle, suscitant crainte et inquiétude, et même les doutes du fait de l’insistance israélienne à refuser absolument le droit au retour, en accord avec la position américaine exprimée par le président américain George Bush, qui a donné des garanties au premier ministre israélien Sharon lors de la visite de ce dernier à la Maison Blanche, en 2004 et il l’avait de nouveau ré-affirmé quelque mois avant la fin de se Présidence.

 A partir de là, une grande précaution doit être exigée sur le plan palestinien pour ne pas tomber dans le piège visant le droit au retour et le remplacement du droit des réfugiés à retourner sur leurs terres par le retour partiel à l’Etat indépendant, dont la formation sur l’ensemble des terres occupées en 1967 reste cependant douteuse si elle est en accord avec Israël et les Etats-Unis, étant donné l’attitude israélienne, les tergiversations et les ajournements successifs, le refus d’appliquer les ententes de Sharm el-sheikh, avec un soutien américain clair au maintien des grands blocs de colonies, et le non-retour aux frontières de 1967 confirmant le choix auquel s’accroche le gouvernement israélien.

 Il s’agit du choix de poursuivre l’agression et de nier les justes droits de notre peuple .

Que personne ne se leurre à propos des informations diffusées par l’occupation au sujet du retrait prochain de la bande de Gaza, car ce soi-disant retrait, si jamais il se réalise, le sera selon la vision israélienne, transformant la bande de Gaza en une grande prison, où ses habitants vont plonger, économiquement et socialement, au moment où Israël va poursuivre son siège.

 Au même moment, il continuera à avaler ce qui reste des territoires palestiniens en Cisjordanie, car il poursuit l’agrandissement des colonies, la construction du mur de l’apartheid et les mesures d’isolement de la ville d’al-Quds et des territoires de Gaza, ainsi que les campagnes d’arrestation et le refus de libérer les prisonniers qui sont 11 000 à ce jour.

 Tout ceci se déroule avec l’accord américain et européen, dans le cadre d’un silence de plomb de la part du comité quadripartite, de la communauté internationale et une dérobade honteuse des pays arabes.

 Le souvenir de la Nakba et les traces plus ou moins douloureuses qu’elle a laissées, ont été une leçon pour ce peuple. Elles exigent une affirmation claire que le peuple palestinien, qui a refusé tous les plans de liquidation de la question des réfugiés, qui a insisté à s’attacher à ses droits légitimes, qui a offert des milliers de martyrs, de blessés et de prisonniers, pour les défendre, qui a vécu réfugié dans les conditions les plus difficiles, ce peuple restera attaché à ses droits, restera fermement attaché à son droit au retour comme il a été défini dans la résolution 194, qui confirme avec précision que le retour se fera à partir du choix personnel de chaque réfugié, ce qui signifie que le droit au retour est un droit personnel pour chaque réfugié, et personne ne peut le concéder ou le négocier.

 63 ans après la Nakba, il est nécessaire de renouveler cet attachement au droit au retour, de rassembler les énergies populaires palestiniennes et ses soutiens de par le monde, pour mener des campagnes populaires les plus larges possibles, avec des manifestations et des congrès populaires pour l’exprimer.

Le comité "Libérez-les!" de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, s'engagera partout où cela lui sera possible.

 Il faut en même temps, activer tous les comités et institutions populaires agissant dans le domaine des réfugiés, prendre l’initiative de former des comités de défense du droit au retour dans toutes les villes, en suscitant les actions officielles pour activer la question des réfugiés et du droit au retour.

 Le refus israélien n’affaiblit pas la force de la légitimité ni de la légalité du Peuple Palestinien, au contraire, il affaiblit la place et la crédibilité internationale d’Israël, en augmentant son isolement.


les 8 mai !

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 08/05/2010 à 18:38:28

Quand le 8 mai 1945, quand des drapeaux algériens apparaissent dans les manifestations de Sétif, Guelma et Kherrata à l’annonce de la chute du nazisme en Europe, l’armée coloniale française commandée par le général Duval, et les milices civiles à la solde des grands propriétaires terriens, des industriels impérialistes et des commerçants issus des descendants du corps expéditionnaires de 1830 … tirent sur la foule…sans sommation !

 Entre 18 000 et 35 000 morts selon les sources (pro-française ou pro-algérienne)… mais un chiffre est au moins sur : se sont des dizaines de milliers de morts qui ont été enterrés après avoir été exécutés par ceux qui venaient de participer à vaincre les armées fascistes hitlériennes et mussoliniennes… mais dont les généraux n’avaient pas réussi à empêcher l’avancée jusqu’à Berlin de l’Armée Rouge.

 Ce jour est le 65ème anniversaire des massacres de  Sétif, Guelma et Kherrata, l’anniversaire d’un des massacres les plus sanglants perpétrés par les troupes colonialistes françaises contre un peuple autochtone.

 Il y a 65 ans, les places de France libérées du nazisme, étaient transformées en bal populaires pendant que les quartiers populaires de Sétif, Guelma et Kherrata, avides d’indépendance et de liberté, étaient transformés en morgue géante…

 Le 8 mai 1945, de l’autre côté de la méditerranée, le drapeau bleu-blanc-rouge s’était transformé quelques heures en drapeau flanqué de la croix gammée…

 Comme quoi brandir le drapeau national tricolore a parfois des saveurs amères, surtout pour le peuple des quartiers populaires, issu de l’immigration et de la colonisation !

 Aujourd’hui les nazillons français, continuent à propager ses saloperies racistes et négationnistes, en écrivant que le mouvement national de libération de l’Algérie d’idéologie socialiste, était à l’origine de ce massacre, et en lien avec les nazis… pour préparer le soulèvement de la Toussaint, le 1er novembre 1954…

 Ceux qui pavanent toujours en arborant les insignes nazis, qui montrent du doigt les mosquées, comme les nazis montraient les synagogues, qui fustigent la jeunesse issue de l’immigration comme les sources des dégradations sociales de nos vies, comme les nazis montraient les juifs allemands en 1933…  contribuent à la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à la nécessité de mettre l’économie au service des peuples et pas l’inverse.

 8 mai 1945, les nazis capitulent après avoir commis plus de 50 millions d’assassinats…et asservis des nations entières pendant 6 ans…

 8 mai 1945, les dizaines de milliers d’algériens de Sétif, Guelma et Kherrata, subissent la folie meurtrière des colonialistes…

 8 mai 2010, toujours des guerres en Irak, en Afghanistan, en Palestine, toujours du racisme et de la xénophobie, et toujours des menaces contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes… avec toujours en fond sonore les bruits de bottes…

 Et toujours des morts et des martyrs, des exilés et colonisés, des torturés et des prisonniers… et toujours en lien avec le capitalisme et l’impérialisme.  

Le comité « Libérez-les ! » sera toujours du côté des opprimés et des victimes du capitalisme, du colonialisme, du sionisme, du fascisme et de l’impérialisme.

 Honneur aux martyrs de Sétif, Guelma et Kherrata.

 Honneur au Peuple d’Algérie.

Jusqu'à la victoire !

une raison bien déraisonable: sionistes et antisionisme

Informations

Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 03/05/2010 à 07:15:42

Appel à la raison

Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’État d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet État auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.

Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.

C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser autour des principes suivants :

  1. L’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix avec le peuple palestinien selon le principe « deux Peuples, deux États ». Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile.
  2. Il importe donc que l’Union Européenne, comme les États-Unis, fasse pression sur les deux parties et les aide à parvenir à un règlement raisonnable et rapide du conflit israélo-palestinien. L’Europe, par son histoire, a des responsabilités dans cette région du monde.
  3. Si la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël, la solidarité des Juifs de la Diaspora leur impose d’œuvrer pour que cette décision soit la bonne. L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël.
  4. Nous voulons créer un mouvement européen capable de faire entendre la voix de la raison à tous. Ce mouvement se veut au-dessus des clivages partisans. Il a pour ambition d’œuvrer à la survie d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, laquelle est conditionnée par la création d’un État palestinien souverain et viable.

C’est dans cet esprit que nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans ces principes à signer et à faire signer cet appel.

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Un appel à la raison bien déraisonnable

Rudolf Bkouche ujfp (Union Juive Française pour la Paix) ijan (International Jewish AntiZionist Network)

 Un appel doit être publié sous le titre JCall qui se veut un appel à la raison sur la question Israël-Palestine. Cet appel lancé par des Juifs d'Europe veut être l'analogue du JStreet des Etats-Unis. Mais si JStreet se présente comme un autre lobby juif (il faut entendre le terme lobby au sens anglo-saxon, un groupe de pression) pour contrer le pro-israélisme d'AIPAC, JCall apparaît essentiellement comme un appel à sauver Israël d'une politique israélienne qui le conduit, selon les auteurs du texte, au naufrage. Mais JCall oublie que la politique israélienne du gouvernement actuel à l'encontre des Palestiniens s'inscrit dans la continuité et que cette politique, avant que d'être la politique de tel ou tel parti est inspirée par une idéologie, le sionisme,

C'est le sionisme qui est en cause et les geignardises de "partisans de la paix" n'y peuvent rien. Se contenter de condamner la politique israélienne actuelle n'est qu'un leurre. Que les auteurs de ce texte soient sincères ou non importe peu. Plutôt que de reprendre point par point les quatre principes de l'appel, nous nous proposons démontrer en quoi ce texte n'ouvre aucune perspective, se contentant de ressasser le discours du sionisme de gauche. Le point essentiel de l'appel est le renvoi à l'Etat juif et démocratique, leit-motiv du discours sioniste de gauche. Quand bien même la solution : "deux peuples, deux Etats" serait encore possible, on ne peut que rappeler que 20% de la population de l'Etat d'Israël dans ses frontières de 1949 définies par ce que l'on appelle la ligne verte est palestinienne et n'a aucune raison de devenir juive si on donne à ce terme la définition nationale de la doctrine sioniste.

Dans ces conditions, demander que l'Etat d'Israël soit un Etat juif et démocratique revient à refuser la citoyenneté à une partie de sa population conduisant à une politique de discrimination, sauf à réaliser l'expulsion de la partie non juive de la population, ce que certains appelle pudiquement le transfert. En soutenant le principe d'un Etat juif et démocratique l'appel se situe dans un sionisme intransigeant oubliant que l'Etat d'Israël s'est construit au détriment des habitants de la terre sur laquelle il s'est constitué. Il est vrai que l'appel répond à ce qu'il considère comme un danger, la démographie. Des lorsqu'il a décidé de construire l'Etat juif en Palestine, le sionisme a rencontré le problème démographique.

Il s'est alors donné pour objectif de renverser la démographie de la Palestine en renforçant l'immigration juive, politique facilitée par le refus des Etats européens de recevoir les Juifs qui fuyaient les persécutions nazies. Après la décision de partage par l'ONU et la guerre de 1948, l'Etat d'Israël se retrouvait avec 78% du territoire palestinien, situation qu'il acceptait en attendant mieux. Le mieux est arrivé en 1967 avec l'achèvement de la conquête de la Palestine. Mais le gouvernement israélien de l'époque ne pouvait annexer les territoires conquis, ce qui lui aurait apporté un surplus de population indésirable.

Si, pour des raisons d'ordre symbolique l'Etat d'Israël annexait Jérusalem promis à devenir la "capitale éternelle" de l'Etat d'Israël, les gouvernements israéliens, à commencer par les gouvernements de gauche au pouvoir en 1967, ont pratiqué une politique d'annexion rampante sous la forme d'implantations, appelés communément en français "colonies". Ces annexions de fait rendent impossible la mise en place d'un Etat palestinien viable. Au mieux un tel Etat ne serait qu'une dépendance de l'Etat d'Israël. Tout cela l'appel ne le dit pas en laissant entendre que la solution réside dans le principe "deux peuples, deux Etats". Rappelons que cette solution a été proposée par Yasser Arafat en 1988 et renouvelé en 1993 avant la signature des Accords d'Oslo, proposition que l'Etat d'Israël n'a jamais voulu entendre. Et pourtant la proposition d'Arafat acceptait que l'Etat d'Israël occupe 78% de la Palestine, l'Etat de Palestine se contentant des 22% restant ; "la paix contre les territoires" pourrait-on dire.

Alors que signifie aujourd'hui cet appel au principe "deux peuples, deux Etats". Pour le comprendre il faut revenir à une fiction entretenue par les sionistes de gauche. On dénonce la guerre de 1967 et les implantations dans les territoires occupées mais on oublie 1948. Ainsi on se dispense de parler du sionisme et de la conquête de la Palestine. On peut alors attaquer les gouvernements de droite en oubliant que les gouvernements de gauche ont pratiqué la même politique et dénoncer les "méchants colons" qui dénaturent le sionisme et mettent l'Etat d'Israël en danger. Effectivement il y a, pour les sionistes de gauche, un double danger, le danger démographique dont nous avons parlé ci-dessus, la dégradation de la belle image d'Israël, ce petit pays entouré d'ennemis qui a su reconstituer l'antique nation d'Israël et faire fleurir le désert.

Aujourd'hui l'Etat d'Israël apparaît comme un pays guerrier, celui de l'agression contre Gaza, agression qui comprend à la fois les bombardements contre les civils de l'hiver 2008-2009 et le blocus qui empêche la population de Gaza de vivre normalement, celui aussi de l'occupation de la Cisjordanie dont on prend conscience de la brutalité, celui enfin de la discrimination à l'encontre de la population non juive de l'Etat d'Israël. C'est cela qui fait la trame de JCall : sauver Israël. Cet appel à la raison qui se veut un appel pour la paix n'est en fait qu'un appel à venir au secours d'Israël. Les Palestiniens ne comptent pas, sauf pour dire qu'ils représentent un danger démographique pour Israël. Il faut donc organiser un divorce à l'amiable pour permette à Israël de trouver la paix en tant qu'Etat juif et démocratique.

Il suffit de lire les commentaires de certains signataires pour comprendre combien ils sont contradictoires entre eux mais aussi contradictoires à l'appel. Apparaissant comme un appel à la paix, JCall a été entendu comme tel par nombre de signataires ; on comprend alors qu'ils l'aient signé même s'ils émettent des réserves sur les termes de cet appel. Cela s'appelle, de la part des auteurs du texte, de la manipulation. On se présente à peu de frais comme des partisans de la paix, et en ce qui concerne la France comme une autre voix juive qui s'oppose à un CRIF qui apparaît de plus en plus comme la voix du gouvernement israélien.

En cela JCall relève de la malhonnêteté intellectuelle.

 

Georges Abdallah soutenu au Liban

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 25/04/2010 à 08:09:42

Alliot-Marie réprimandée par des partisans de Georges Ibrahim Abdallah

BEYROUTH – Alors qu’elle s’apprêtait à prononcer son discours sur « les défis juridiques du 21e siècle », la ministre française de la Justice Michèle Alliot-Marie a été réprimandée par un groupe de supporters du détenu libanais en France Georges Ibrahim Abdallah. 

« Vous ne pouvez pas parler de justice tant que Georges Ibrahim Abdallah est toujours en prison », a crié un des supporteurs alors présent dans la salle. « Libérez Georges Ibrahim Abdallah ! Libérez Georges Ibrahim Abdallah ! », ont réclamé les supporteurs avant d’être évacués de la salle par les agents de sécurité. 

Conviée par l’Ordre des Avocats au Liban, la ministre française a discouru sur « les défis juridiques du 21e siècle », à la Maison de l’Avocat à Beyrouth, en présence de la bâtonnière du Barreau de Beyrouth Me. Amal Haddad, le ministre de la Justice Ibrahim Najjar, d’un public de juristes, diplomates, hommes politiques, avocats et magistrats.

 

iloubnan.info - Le 24 avril 2010

 

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45111

 

Repris sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 24/4/2010/